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“I’ve won the lottery jackpot 14 times”: this mathematician has a secret strategy.

Man writing in notebook at desk with calculator, newspapers, and bowl of numbered balls.

Une méthode qui a attiré l’attention des autorités du monde entier.

Le 15 février 1992 reste une date marquante dans l’histoire des jeux de hasard. Ce soir-là, lors d’un tirage de loterie diffusé en direct à la télévision dans l’État américain de Virginie, un joueur a décroché le jackpot en trouvant les six numéros gagnants, remportant 27 millions de dollars.

Mais l’affaire ne s’est pas arrêtée là. Le même parieur a également raflé les six deuxièmes prix, les 132 troisièmes prix ainsi qu’environ 135 000 gains plus modestes. Pour les autorités américaines, il ne s’agissait pas d’un coup de chance miraculeux : un mathématicien roumain, épaulé par des centaines de complices, venait de réussir une opération soigneusement préparée.

Selon le récit rapporté par Le Point, l’homme derrière ce stratagème s’appelle Stefan Mandel. Dans les années 1990, sa méthode lui aurait permis de gagner à 14 reprises dans des loteries - d’abord en Roumanie, puis au Royaume-Uni et en Australie - en s’appuyant sur un principe simple : couvrir systématiquement toutes les combinaisons possibles grâce à un réseau de participants prêts à miser des sommes importantes.

Une stratégie devenue aujourd’hui impraticable

Le concept reposait sur une idée aussi brute qu’efficace : si une loterie exige de sélectionner six numéros entre 1 et 40, on peut, en théorie, acheter des billets pour l’ensemble des combinaisons possibles. Dans l’article cité, ce total est donné à 2 763 633 600 combinaisons. Stefan Mandel aurait cherché à acquérir des grilles correspondant à toutes ces possibilités, en mutualisant les mises avec des partenaires et en partageant ensuite les gains.

D’après ce même récit, la mise en œuvre reposait sur une organisation quasi industrielle. Mandel aurait commencé en Roumanie avec quatre amis, empochant près de 17 000 euros lors d’un premier succès, avant d’affiner son système : des imprimantes produisaient les grilles à grande échelle, tandis qu’un algorithme remplissait les billets avec chaque combinaison.

Des changements de loi pour bloquer ce type d’opération

Avec le temps, plusieurs centaines d’investisseurs auraient rejoint l’opération, ce qui a fini par attirer l’attention. Les autorités australiennes, notamment, ont modifié la réglementation afin d’empêcher qu’une seule entité puisse jouer l’intégralité des combinaisons. Progressivement, d’autres pays ont adopté des mesures similaires - y compris la France - rendant ce type d’achat massif de billets de plus en plus difficile, voire impossible.

Une méthode qui continue de fasciner les joueurs

Malgré ces garde-fous, la tactique reste un sujet de fascination dans le monde des paris, en grande partie parce qu’elle ne repose pas sur une astuce ésotérique mais sur des probabilités. Stefan Mandel a résumé l’idée par le passé en ces termes : « N’importe quel lycéen doué en mathématiques peut calculer ces probabilités ».

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